| LEGISLATION
Trafic d’enfants, prostitution enfantine et pornographie mettant
en scène des enfants.
Au niveau international
Au niveau national
Au niveau international
a. Au sein de l’Union européenne
- Dans le cadre du troisième pilier du Traité
de Maastricht, la Belgique a introduit un projet de politique commune
en matière de lutte contre la traite des êtres humains,
en ce compris l’exploitation sexuelle des enfants.
- Suite à l’initiative de la Belgique,
le Conseil de l’Union européenne a adopté plusieurs
actions communes, dont celle du 29 novembre 1996 établissant
un programme d’encouragement et d’échanges destinés
aux personnes responsables de l’action contre la traite des
êtres humains et l’exploitation sexuelle des enfants.
Ce programme, mieux connu sous l’appellation
STOP, vise à renforcer la coopération pratique contre
la traite des femmes et des enfants et repose sur une approche multidisciplinaire
qui associe tous les intervenants concernés.
- Enfin, le Conseil a également adopté
le 24 février 1997 une action commune relative à la
lutte contre la traite d’êtres humains et l’exploitation
sexuelle des enfants.
Les États membres se sont ainsi engagés
à revoir leur législation nationale de sorte que la
traite et l’exploitation sexuelle d’enfants, entre autres,
constituent des infractions pénales et soient passibles de
sanctions dissuasives.
L’action invite les États membres à
veiller, au niveau national, à la coordination des activités
des autorités chargées de cette lutte afin de permettre
une approche pluridisciplinaire et, au niveau international, à
bénéficier de la coopération judiciaire la
plus large possible dans les enquêtes et les poursuites, notamment
en veillant à ce que les commissions rogatoires soient exécutées
le plus rapidement possible.

- Le Conseil de l’Europe à Strasbourg
le 6 mai 2003 : Comité européen pour les problèmes
criminels (CPDC) a rendu son rapport final
sur l’exploitation sexuelle des enfants.
L’article 29 du Traité d’Amsterdam (1997) prévoit
une base légale pour lutter contre les délits commis
à l’encontre de mineurs.
- Arrêté cadre
du 29 juillet 2003 en matière de lutte contre l’exploitation
sexuelle de mineurs et la pornographie enfantine.
- Convention du Conseil de
l’Europe sur la cybercriminalité. Elle touche
également les infractions qui touchent le contenu comme la
possession de pornographie enfantine, diffusion, actes de production,
propagation de thèses racistes et xénophobes.
Pour le consulter : http://www.lex4u.com/legislations.php?doss_id=3
- Décision-cadre 2004/68/JAI
du Conseil du 22 décembre 2003, relative à la lutte
contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie,
J.O., 20 janvier 2004, L 13/44
Cette décision-cadre a pour objectif de lutter contre l'exploitation
sexuelle des mineurs, et la pédopornographie en particulier.
A ce titre : elle harmonise la définition du mineur, dresse
une liste commune des comportements incriminés, énonce
des circonstances aggravantes, prévoit des sanctions appropriées
à la gravité des violations, et crée un cadre
plus efficace pour la coopération judiciaire entre Etats.

b. Conventions qui ont été votées
dans le but de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants
- 1949 : La convention pour
la suppression du trafic de personnes et de l’exploitation
de la prostitution d’autrui qui lutte contre les fournisseurs
et les exploitants des prostituées.
- 1959 : La Déclaration des Droits
de l’Enfant qui appelle dans son neuvième
principe, à la protection des enfants contre la négligence
et l’exploitation.
Pour le consulter : www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/25_fr.htm
- 20 novembre 1989 : La Convention internationale
des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant
La Convention interdit la prostitution enfantine, mais cela est
insuffisant. Les pays appliquent cette loi sur leur territoire,
mais seuls une trentaine de pays, parmi lesquels la France, les
États-Unis, l'Allemagne et la Belgique, ont adopté
en février 1994 des lois pénales d'extraterritorialité.
Ils s'engagent ainsi à poursuivre sur leur territoire des
abus sexuels commis sur mineurs, même si ceux-ci ont eu lieu
à l'étranger.
Le principal article qui protège les enfants de l'exploitation
sexuelle indique :
Art.34 :
« Les parties États s'engagent
à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation
sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États
prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur
les plans national, bilatéral et multilatéral pour
empêcher : que des enfants ne soient incités ou contraints
à se livrer à une activité sexuelle illégale
; que des enfants ne soient exploités à des fins de
prostitution ou d'autres pratiques sexuelles illégales ;
que des enfants ne soient exploités aux fins de la production
de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.
»
Pour le consulter : www.unchr.ch/french/html/menu3/b/k2crc_fr.htm

- 1990 : Déclaration
mondiale relative à la survie, à la protection et
au développement des enfants. Dans cette déclaration,
les grandes nations s’engagent à améliorer la
situation des enfants abusés, socialement désavantagés
et exploités.
- Recommandation n°(91)
11, adoptée par le Comité des Ministres du
Conseil de l’Europe le 9 septembre 1991, a été
élaboré au sein du Conseil de l’Europe par un
comité d’experts placés sous l’autorité
du Comité européen pour les problèmes criminels
(CDPC) et amendée par celui-ci lors de sa 40e Session plénière
de juin 1991. C’est une recommandation sur l’exploitation
sexuelle, la pornographie, la prostitution ainsi que sur le trafic
d’enfants et de jeunes adultes.
- Déclaration de Vienne
qui contient des dispositions clés en matière d’exploitation
sexuelle.
Pour le consulter : http://www.unhchr.ch/huridocda/huridoca.nsf/(Symbol)/A.CONF.157.23.Fr?OpenDocument
- Convention Europol du 26 juillet 1995 qui s’occupe principalement
de la prévention de la traite des êtres humains.
- Congrès mondial contre
l’exploitation sexuelle des enfants, Stockholm, 1996
: les 122 gouvernements, ONG, organisations intergouvernementales
et autres entités ayant participé ont adopté
à l’unanimité la Déclaration et le Programme
d’action de Stockholm. Cet instrument fournit une liste récapitulative
des mesures essentielles (allant de la criminalisation de l’exploiteur
adulte à la non-sanction pénale de l’enfant
victime) et des mesures intégrées (de la prévention
à la réadaptation et à la réinsertion,
et de l’application de la loi à la participation de
l’enfant). La déclaration finale insiste sur la nécessité
de punir ceux qui exploitent sexuellement les enfants et de ne pas
punir les enfants victimes !
Le Statut de la Cour pénale internationale, adopté
à Rome en 1998, complète les avancées instaurées
à Stockholm. Il établit toutes sortes d'infractions
incluses dans les concepts de crimes de guerre et de crimes contre
l'humanité, parmi lesquels le viol, l'exploitation sexuelle
et la prostitution forcée, s'appliquant donc également
aux majeurs. Avant toute chose, la législation se construit
de façon à assurer " l'intérêt supérieur
de l'enfant ", personne à part entière que l'on
se doit de considérer comme un véritable sujet de
droit, et non comme un objet sexuel et incapable, comme c'est trop
souvent le cas.
Pour le consulter : http://www.csecworldcongress.org

- 1996 : Convention de La
Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière
d’adoption internationale, outil important dans la
prévention de la traite internationale d’enfants. Elle
a été signée afin de s’assurer que les
accords entre les nations sont faits en respectant les droits fondamentaux
des enfants et en prévenant contre l’enlèvement,
la vente ou la traite d’enfants.
- Juin 1999 : Convention 182
concernant l’interdiction des pires formes de travail des
enfants et l’action immédiate en vue de leur
élimination. Convention de l’OIT.
- 2000 : Le protocole facultatif
à la Convention relative aux Droits de l’Enfant
concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants
et la pornographie mettant en scène des enfants.
Ce protocole couvre les mêmes thèmes que les articles
1,11,21 et 32 à 36 de la Convention relative aux Droits de
l’Enfant. Il appelle les Etats membres à prohiber la
vente d’enfants, la prostitution enfantine et la pornographie
enfantine. Il insiste sur le renforcement de la loi et sur la mise
en place de procédures centrées sur l’enfant.
Signé par la Belgique le 06.09.2000
- 2000 : Convention des Nations
Unies contre la criminalité transnationale organisée.
Elle établit le lien entre la traite des personnes et l’obligation
des Etats parties de promouvoir la coopération pour prévenir
et combattre l’activité criminelle transfrontalière
organisée.
L’objectif visé est la lutte contre la traite des personnes
en particulier des femmes et des enfants. Deux protocoles additionnels
à cette convention, décembre 2000
- 2000 : Protocole des Nations
Unies visant à réprimer, à prévenir
et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des
enfants. Il fournit des détails précieux sur
le rétablissement physique, psychologique et social des enfants
victimes de la traite des personnes.
- 2001 : Deuxième
congrès mondial contre l’exploitation sexuelle d’enfants
à Yokohama, décembre 2001. Dont le but est de créer
un Plan d’action national.
Pour le consulter :
http://www.csecworldcongress.org
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